Un jour il me sembla que je pouvais bouger, je m’agitais un peu, puis avec frénésie, je crus sentir un décollement, mais rien n’y fit, je restais là. De nombreuses fois avec conviction j’essayais, mais en vain de m’enrouler sur moi-même, de me jeter de côté, de m’accrocher à un pot d’échappement, à une semelle, à une valise à roulette. Ces objets avaient dû être créés pour ceux de mon espèce, pour que l’on puisse s’échapper, par un dieu ou un bon génie ou des humains compatissants. Je bouge encore de temps en temps pour essayer de prendre par surprise ce qui me retient ici. Moins de force plus de ruse. Une lassitude me gagne parfois sur ce terrain bleuté, mais je bouge, je bouge encore !
Evasion évasive
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